Affaire Richard Spencer : quand les stéréotypes empêchent de reconnaître une victime
Le Britannique Richard Spencer — sans aucun lien avec l’activiste politique américain homonyme — a été victime de violences conjugales commises par son épouse, Sheree Spencer, dans une affaire jugée au Royaume-Uni. Son histoire rappelle une évidence trop souvent occultée : ni le sexe ni la carrure ne suffisent à désigner la victime et l’auteur. Reconnaître cette réalité n’impose toutefois ni de généraliser à partir d’un cas particulier ni de nier que les femmes restent très majoritaires parmi les victimes enregistrées. Richard Spencer avait, aux yeux de son entourage, une vie familiale et professionnelle ordinaire dans l’East Yorkshire. Concepteur de réseaux informatiques chez BT, il était aussi un homme physiquement imposant. Son épouse, Sheree Spencer, était de plus petit gabarit et occupait un poste à responsabilité dans le service britannique des prisons et de la probation. Cette apparence sociale et cette différence de stature ont contribué à rendre leur situation difficile à co...