Quand l’agresseur tente de devenir la victime : le retournement rhétorique de la sénatrice paraguayenne face à Mbappé
L’affaire aurait pu rester simple. Une élue tient des propos racistes contre Kylian Mbappé. Le joueur répond. L’indignation suit. La faute est identifiée. Mais très vite, le scénario bascule dans une mécanique plus sournoise : celle du retournement rhétorique . La sénatrice paraguayenne Celeste Amarilla, après avoir publié des propos racistes et animalisants visant Mbappé, ne se contente pas de retirer ses messages. Elle publie ensuite une lettre où elle reconnaît partiellement avoir mal agi, tout en demandant au joueur de s’excuser à son tour. Elle l’accuse même de violence de genre et menace d’actions légales. C’est là que l’affaire devient intéressante sur le plan psychologique. Parce qu’on ne parle plus seulement d’un dérapage raciste. On parle d’une tentative de reconstruction du récit. Le mécanisme : déplacer le centre de gravité Au départ, le centre du débat est clair : des propos racistes ont été tenus contre un joueur noir, français, publiquement exposé. Mais ...