De l’empathie au racisme : quand notre cerveau protège les siens… et exclut les autres
De l’empathie au racisme : quand notre cerveau protège les siens… et exclut les autres L’empathie est souvent présentée comme une qualité noble. Une preuve d’humanité. Une compétence sociale essentielle. Et c’est vrai. Mais il existe une réalité moins confortable : notre empathie n’est pas toujours universelle . Elle peut être sélective, partiale, orientée parfois même dangereusement injuste. Nous pouvons être bouleversés par la souffrance d’une personne qui nous ressemble, qui partage notre langue, notre culture, notre groupe, notre histoire… et rester étonnamment froids face à la souffrance d’un autre groupe humain. Ce n’est pas forcément parce que nous sommes “monstrueux”. C’est parfois parce que notre cerveau social fonctionne avec des raccourcis. Et ces raccourcis peuvent devenir le terrain fertile du racisme. L’empathie n’est pas toujours neutre On aime penser que l’empathie est une lumière morale qui s’allume de la même façon pour tout le monde. Mais dans les faits,...